Contrôle annuel des jeux gonflables : déroulé, points vérifiés et rapport
Le contrôle annuel est l'inspection complète d'une structure gonflable par un organisme de contrôle. Voici ce que dit la norme EN 14960, comment il se déroule et ce que l'exploitant reçoit à la fin.

En bref
- La norme EN 14960 :2019 prévoit un contrôle annuel des structures gonflables, réalisé par un organisme de contrôle disposant des compétences appropriées.
- L'inspecteur vérifie d'abord la documentation, puis examine physiquement la structure sur 48 points de contrôle, gonflée et propre.
- Le contrôle se termine par un compte rendu authentifié avec l'un de quatre verdicts : conforme, non conforme, conforme sous réserve de correction, ou prévention.
- Sans contrôle consigné, l'exploitant ne peut pas prouver la sécurité de sa structure : avertissement, et arrêté préfectoral de fermeture en cas de danger grave ou immédiat (DGCCRF).
Que dit la norme sur le contrôle annuel ?
La norme EN 14960 :2019 prévoit un contrôle annuel des structures gonflables, effectué par un tiers reconnu. L'organisme de contrôle est défini comme tout organisme ou individu disposant des compétences appropriées. Pour la norme complète, elle se consulte et s'achète sur le site de l'AFNOR.
Faut-il le faire soi-même ou le confier ? En théorie, un auto-contrôle est possible à condition de maîtriser tous les points de contrôle de chaque type de structure et de disposer des outils de mesure adéquats. En pratique, il reste risqué : dossier incomplet, contestation par les autorités, crédibilité fragilisée auprès des clients et de l'assureur.
Comment se déroule le contrôle, étape par étape
- Contrôle de la documentation. Certificats de conformité, attestations d'inflammabilité et livrets d'entretien (contrôles de routine, contrôles annuels précédents, rapports d'accident, de réparation ou de transformation). Un document manquant peut être transmis ensuite par e-mail, mais il est indispensable pour finaliser l'analyse.
- Examen physique. L'inspecteur contrôle 48 points conformément à la norme EN 14960. La structure doit être gonflée et propre au moment de l'examen.
- Compte rendu. Le contrôleur rédige un rapport détaillé, l'authentifie et émet son verdict.
- Remise du rapport. Une facture est émise à l'issue de l'inspection ; les résultats validés sont communiqués dès réception du règlement.
Les quatre verdicts possibles
- Conforme : aucune anomalie détectée, l'équipement respecte les normes en vigueur.
- Non conforme : anomalies graves, réparations ou actions correctives immédiates nécessaires. La structure ne peut pas être utilisée sans la validation d'une contre-expertise réalisée par un inspecteur ou un organisme agréé.
- Conforme sous réserve de correction : anomalies mineures à corriger dans un délai imparti. Une attestation de conformité peut être émise après vérification des corrections.
- Prévention : points de vigilance à surveiller pour que la structure ne se dégrade pas. La structure est conforme en l'état.
Que vérifie l'inspecteur ?
Entre autres : l'état des coutures et des matériaux, la conformité du système de gonflage, les points d'ancrage et la stabilité, les marquages réglementaires (âge, capacité, pression) et l'adéquation avec la norme. L'ancrage est d'ailleurs le défaut le plus fréquemment relevé par la DGCCRF lors de ses contrôles. Voir aussi le guide ancrage et vent.
Questions fréquentes
La norme EN 14960 :2019 prévoit un contrôle annuel des structures gonflables. Aucun texte spécifique ne l'impose directement : c'est l'obligation générale de sécurité (article L. 421-3 du Code de la consommation) qui s'applique. Mais la norme, d'application volontaire, devient impérative pour l'exploitant qui s'en réclame, et la DGCCRF attend que le contrôle annuel et la maintenance soient consignés : c'est le seul moyen de prouver la réalité des contrôles. Sans cela, l'exploitant s'expose à un avertissement, à une suspension d'activité en cas de danger grave ou immédiat, et à un refus de l'assureur.
L'examen physique porte sur 48 points de contrôle, vérifiés conformément à la norme EN 14960. La structure doit être gonflée et propre.
Les certificats de conformité, les attestations d'inflammabilité et les livrets d'entretien : contrôles de routine, contrôles annuels précédents, rapports d'accident, de réparation ou de transformation.
Elle ne peut pas être utilisée sans la validation d'une contre-expertise réalisée par un inspecteur ou un organisme agréé. Les réparations ou actions correctives sont à mener immédiatement.
En théorie oui, avec les connaissances techniques et les outils de mesure nécessaires pour chaque point de contrôle. En pratique, c'est risqué : dossier incomplet, contestation par les autorités, crédibilité fragilisée face aux clients et à l'assureur.