Ancrage et vent : installer une structure gonflable en sécurité
Le vent et l'ancrage sont les deux premières causes de danger sur une structure gonflable. Voici la limite de vent de la norme et les règles d'ancrage à respecter.
En bref
- La limite d'utilisation en extérieur est de 38 km/h (environ 20 nœuds) selon la norme EN 14960 : au-delà, on dégonfle ou on démonte.
- Vigilance dès 30 km/h : ce sont surtout les rafales qui provoquent les accidents.
- L'ancrage au sol est le défaut le plus fréquent relevé par la DGCCRF (enquête 2024).
- Le nombre, l'emplacement, le type de fixation et le poids minimal de lestage sont précisés par la notice du fabricant.
La limite de vent : 38 km/h
Selon la norme EN 14960, la vitesse maximale du vent autorisée pour une structure gonflable en extérieur est de 38 km/h, soit environ 20 nœuds. Au-delà, l'utilisation est interdite : les rafales peuvent soulever la structure, la faire basculer ou arracher les points d'ancrage, même solidement arrimée.
Bonnes pratiques : suivre les prévisions locales, s'équiper d'un anémomètre pour mesurer le vent sur site, prévoir un protocole en cas d'alerte et, si le vent devient instable, ne pas se contenter d'interdire l'accès : dégonfler ou démonter la structure.
Piquets impossibles : le lestage
Quand la pose de piquets est impossible (sol dur, sable ou argile trop mou), la DGCCRF rappelle que du ballast doit être utilisé, à raison de 160 kilogrammes par point d'ancrage, pour garantir la stabilité de la structure. Lors de l'enquête 2024, l'insuffisance du nombre de ballasts ou de leur masse a souvent été relevée, de même que des piquets qui dépassent trop du sol ou qui ne tiennent pas dans le sol.
Les règles d'ancrage figurent en principe dans la notice de la structure, premier document de référence lors d'un contrôle.
L'ancrage au sol
Chaque point d'ancrage doit respecter les recommandations du fabricant. La notice indique le nombre de points nécessaires, leur emplacement, le type de fixation (piquets, poids de lestage) et le poids minimal requis pour chaque ancrage. Sur sol meuble (herbe, sable) on utilise des piquets adaptés ; sur sol dur (béton, bitume) un lestage par sacs de sable ou blocs, en respectant le poids minimal de la notice.
Aucun compromis n'est possible : une structure mal arrimée représente un danger immédiat, notamment en cas de rafale.
Ce que montrent les contrôles de l'État
L'enquête 2024 de la DGCCRF a porté sur 470 sites, dont 326 ont été épinglés. Le défaut le plus fréquent est l'ancrage au sol : insuffisant, réalisé avec du matériel dégradé, ou parfois inexistant. Source : DGCCRF.
Questions fréquentes
38 km/h (environ 20 nœuds) selon la norme EN 14960. Au-delà, l'utilisation est interdite. Il est conseillé d'être en alerte dès 30 km/h.
En suivant la notice du fabricant : nombre et emplacement des points, type de fixation et poids minimal. Piquets sur sol meuble, lestage (sacs de sable, blocs) sur sol dur.
Suspendre l'activité, évacuer la structure et la dégonfler, voire la démonter. Interdire l'accès ne suffit pas.
Parce que c'est le défaut le plus fréquent relevé par la DGCCRF en 2024 et que le risque de basculement au vent est réel.
Selon la DGCCRF, du ballast doit être utilisé à raison de 160 kilogrammes par point d'ancrage lorsque la pose de piquets est impossible. La notice du fabricant reste la référence.
La DGCCRF précise que l'anémomètre n'est pas prévu par la norme, mais les enquêteurs incitent fortement les professionnels à s'en procurer un pour mesurer la vitesse du vent en temps réel (limite : 38 km/h, force 5 sur l'échelle de Beaufort).