Structures gonflables : plus de 70 % d’anomalies relevées par la DGCCRF – les chiffres à connaître

Châteaux gonflables, parcours gonflables, toboggans, structures aquatiques ou équipements flottants sont devenus incontournables dans les parcs de loisirs, campings, fêtes communales, événements sportifs, manifestations culturelles et animations destinées aux familles.
Mais derrière leur aspect ludique se trouve un véritable enjeu de sécurité.
Les résultats des contrôles menés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sont particulièrement significatifs : plus de 70 % des établissements contrôlés présentaient des anomalies selon le bilan publié en 2025 concernant les contrôles réalisés en 2024.
Les chiffres clés de la sécurité des structures gonflables en France
Les contrôles menés en 2024 permettent de mesurer l'ampleur des enjeux de sécurité liés à l'exploitation et à la location de structures gonflables.
Les principaux chiffres publiés par la DGCCRF
470 sites contrôlés en 2024 ;
326 sites épinglés lors de ces contrôles ;
plus de 70 % de taux d'anomalie annoncé par la DGCCRF ;
469 établissements contrôlés sont également mentionnés dans le bilan détaillé ;
293 avertissements prononcés pour des manquements à l'obligation générale de sécurité ;
35 arrêtés préfectoraux de fermeture pris lorsque le danger était considéré comme grave et/ou immédiat.
Un second bilan de la DGCCRF, publié le 8 avril 2026 et portant lui aussi sur l'enquête menée en 2024, apporte d'autres données :
466 professionnels contrôlés en 2024 ;
soit 115 professionnels de plus qu'en 2023 ;
290 avertissements ;
36 arrêtés préfectoraux de suspension pour les situations présentant un danger grave ou immédiat.
Ces différences de comptage s'expliquent notamment par le périmètre retenu selon les publications : sites ou établissements contrôlés, professionnels concernés et nature des suites administratives comptabilisées.
L'ordre de grandeur reste néanmoins particulièrement révélateur : plusieurs centaines de professionnels ont été contrôlés et plusieurs dizaines d'installations ont nécessité une intervention préfectorale en raison d'un risque considéré comme suffisamment sérieux.
Près d'un établissement contrôlé sur trois était conforme
Le chiffre de plus de 70 % d'anomalies constitue probablement l'information la plus importante à retenir.
Cela signifie qu'au sein de la population ciblée par les enquêteurs, moins d'environ trois établissements sur dix ne présentaient pas d'anomalie lors des contrôles.
Il faut toutefois interpréter ce chiffre avec prudence.
La DGCCRF précise elle-même que le taux d'anomalie observé n'est pas nécessairement représentatif de l'ensemble du marché français, puisque les contrôles sont notamment orientés vers les opérateurs considérés comme présentant davantage de risques ou ayant fait l'objet de signalements.
Cette précision est essentielle : il ne serait donc pas exact d'affirmer que 70 % de toutes les structures gonflables présentes en France sont dangereuses.
En revanche, les contrôles montrent clairement que les problèmes de conformité et de maîtrise des risques restent nombreux chez les professionnels ciblés par les autorités.
+115 professionnels contrôlés en un an
La DGCCRF indique avoir contrôlé 466 professionnels en 2024, soit 115 de plus qu'en 2023.
Cela permet d'estimer à environ 351 le nombre de professionnels contrôlés en 2023 dans le périmètre comparable.
Le nombre de professionnels contrôlés a donc augmenté d'environ 33 % en un an.
Cette intensification des contrôles illustre l'attention croissante portée par les pouvoirs publics au secteur des structures gonflables.
La DGCCRF explique notamment cette hausse par le développement rapide du secteur et par les anomalies constatées au cours des campagnes de contrôle précédentes.
L'ancrage des structures gonflables parmi les principaux problèmes rencontrés
Une structure gonflable de plusieurs mètres exposée au vent peut devenir extrêmement dangereuse lorsqu'elle n'est pas correctement fixée.
C'est pourquoi l'ancrage constitue l'un des principaux points examinés lors des contrôles.
Les enquêteurs ont notamment constaté :
un nombre insuffisant de points d'ancrage ;
des piquets inadaptés ;
des piquets dépassant excessivement du sol ;
des équipements présentant des traces de corrosion ;
un ballast insuffisant ;
une masse de ballast insuffisante ;
des systèmes de fixation inadaptés aux caractéristiques du terrain.
Lorsque l'utilisation de piquets n'est pas possible, le bilan publié par la DGCCRF en 2025 rappelle une valeur particulièrement importante : 164 kg de ballast par point d'ancrage.
C'est un chiffre essentiel pour les exploitants, loueurs, organisateurs d'événements et collectivités mettant des structures gonflables à la disposition du public.
Vent : une limite de 38 km/h à retenir
Le vent constitue l'autre facteur majeur de risque.
La DGCCRF rappelle qu'une norme applicable aux structures gonflables prévoit une vitesse maximale du vent de 38 km/h, correspondant à une force 5 sur l'échelle de Beaufort, pour leur utilisation en extérieur.
Au-delà de cette vitesse, le risque de basculement ou d'envol devient trop important.
La mesure du vent constitue donc un élément essentiel de prévention.
Les professionnels sont notamment incités à disposer d'un anémomètre permettant de suivre la vitesse du vent en temps réel.
Souffleries : elles ne doivent pas être accessibles au public
Le fonctionnement permanent de nombreuses structures gonflables repose sur une soufflerie électrique.
Or, les enquêteurs ont constaté à plusieurs reprises que celle-ci pouvait rester accessible aux utilisateurs.
La DGCCRF rappelle que la soufflerie, son câblage et ses commandes ne doivent pas être à portée du public.
Les enjeux sont multiples : risque électrique, manipulation de l'installation, débranchement accidentel et dégonflement de la structure pendant son utilisation.
Des tapis et zones d'impact parfois insuffisants
Les contrôles ont également révélé des défauts concernant les zones susceptibles de recevoir un enfant en cas de chute.
Parmi les anomalies constatées figurent :
absence de tapis amortissant ;
tapis insuffisamment larges ;
racines dans les zones d'impact ;
présence de pierres ou de corps durs ;
proximité excessive avec une clôture ;
proximité avec un arbre ;
proximité avec des lignes téléphoniques ou électriques ;
filets de protection absents, retirés ou non conformes.
La sécurité d'une structure gonflable ne dépend donc pas seulement de la structure elle-même.
Son implantation et son environnement immédiat font pleinement partie de l'analyse du risque.
La maintenance et la traçabilité constituent également un enjeu majeur
L'une des observations de la DGCCRF concerne la documentation permettant de démontrer que les contrôles et opérations de maintenance ont effectivement été réalisés.
Le suivi doit notamment permettre de consigner les opérations effectuées et celles restant à prévoir.
Or, les enquêteurs ont constaté que cette traçabilité était encore insuffisamment pratiquée par certains professionnels.
Pour un exploitant, une collectivité, un camping, un parc de loisirs ou un organisateur d'événements, disposer d'une structure apparemment en bon état ne suffit donc pas.
Il faut pouvoir documenter son contrôle, son entretien, son installation et son utilisation.
Jusqu'à 36 suspensions préfectorales après les contrôles
Les chiffres relatifs aux mesures administratives permettent de mesurer la gravité de certaines situations rencontrées.
Dans son bilan publié en mai 2025, la DGCCRF fait état de 293 avertissements et de 35 arrêtés préfectoraux de fermeture pour des manquements graves et/ou immédiats à la sécurité.
Dans le bilan publié en avril 2026 portant sur l'enquête 2024, elle mentionne 290 avertissements et 36 arrêtés préfectoraux de suspension.
Les motifs ayant justifié les mesures les plus sévères concernaient notamment :
l'ancrage ;
l'absence de surface amortissante ;
l'accessibilité de la soufflerie ;
une implantation non conforme.
Ces chiffres rappellent qu'une mauvaise installation d'une structure gonflable n'est pas uniquement une question documentaire : elle peut conduire à l'arrêt immédiat de l'activité.
Les pouvoirs publics alertaient déjà les professionnels en 2024
La sécurité des structures gonflables faisait déjà l'objet de communications officielles des services de l'État pendant l'année 2024.
La préfecture de la Haute-Vienne a ainsi publié le 28 février 2024 une information spécifiquement consacrée au « Contrôle de la sécurité des structures gonflables ludiques », rappelant le rôle des agents de la DGCCRF et l'obligation générale de sécurité pesant sur les opérateurs.
La préfecture des Côtes-d'Armor a également publié en 2024 un rappel relatif aux règles de sécurité applicables aux structures gonflables pour enfants.
Les résultats nationaux publiés ultérieurement viennent donc confirmer la nécessité de cette vigilance.
Structures gonflables : les 8 chiffres à retenir
Pour résumer les données officielles disponibles sur la campagne de contrôle 2024 :
470 : nombre de sites contrôlés annoncé dans le bilan DGCCRF publié en 2025.326 : nombre de sites épinglés lors de ces contrôles.+ de 70 % : taux d'anomalie communiqué par la DGCCRF.466 : nombre de professionnels contrôlés indiqué dans le bilan publié en 2026.+115 : hausse du nombre de professionnels contrôlés par rapport à 2023.293 / 290 : nombre d'avertissements selon le périmètre des deux publications officielles.35 / 36 : nombre d'arrêtés préfectoraux de fermeture ou de suspension mentionnés dans les deux bilans.38 km/h : vitesse maximale du vent rappelée pour l'utilisation extérieure des structures gonflables dans le bilan DGCCRF.
À cela s'ajoute une donnée technique particulièrement importante : 160 kg de ballast par point d'ancrage lorsque l'utilisation de piquets est impossible, selon les indications reprises par la DGCCRF.
Pourquoi faire appel à un professionnel spécialisé dans les structures gonflables ?
Les résultats publiés par les autorités montrent que l'exploitation d'une structure gonflable ne se résume pas à son installation et à son gonflage.
Ancrage, vent, environnement, soufflerie, surface amortissante, maintenance, documentation, surveillance, capacité maximale et information des utilisateurs constituent autant de paramètres à maîtriser.
Pour les collectivités, campings, entreprises, associations, organisateurs d'événements et particuliers, le choix d'un prestataire spécialisé et expérimenté permet donc d'intégrer la sécurité dès la préparation de l'événement.
Côjego par exemple accompagne ses clients dans la mise en place de solutions gonflables adaptées, avec une attention particulière portée aux conditions d'installation, à l'exploitation des équipements et à la sécurité des utilisateurs.
Dans un secteur où les contrôles des autorités se renforcent, la compétence technique, la traçabilité et le respect des bonnes pratiques deviennent des critères déterminants dans le choix d'un prestataire.
FAQ – Sécurité des structures gonflables
Quel est le taux d'anomalie constaté par la DGCCRF sur les structures gonflables ?
La DGCCRF a annoncé un taux d'anomalie supérieur à 70 % dans le cadre des contrôles ciblés réalisés en 2024. Ce chiffre ne doit toutefois pas être extrapolé à l'ensemble des structures gonflables françaises, les établissements contrôlés ayant été ciblés en fonction du risque ou de signalements.
Combien de structures ou de professionnels ont été contrôlés en 2024 ?
La DGCCRF fait état de 470 sites contrôlés dans sa publication de mai 2025. Une publication plus détaillée d'avril 2026 mentionne 466 professionnels contrôlés en 2024.
À partir de quelle vitesse du vent faut-il arrêter une structure gonflable ?
La DGCCRF rappelle une vitesse maximale de 38 km/h pour l'utilisation extérieure des structures gonflables, selon la norme citée dans son bilan.
Quels sont les principaux défauts constatés ?
Les contrôles font notamment apparaître des problèmes d'ancrage et de ballast, de protection des souffleries, de surfaces amortissantes, d'implantation, de surveillance, d'information des utilisateurs et de traçabilité de la maintenance.
Les contrôles des structures gonflables vont-ils continuer ?
Oui. Au regard des manquements constatés et du développement du secteur, la DGCCRF indique poursuivre ses contrôles et sa surveillance dans ce domaine.
Sources institutionnelles principales : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes – Ministère de l'Économie ; services de l'État en Haute-Vienne ; services de l'État dans les Côtes-d'Armor.
Données principalement issues des contrôles réalisés en France en 2024 et publiées par la DGCCRF en 2025 et 2026.



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